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Qu'est ce que le syndrome respiratoire aigu sévère?

Le syndrome respiratoire aigu sévère, ou SRAS, est une infection respiratoire virale semblable à la pneumonie. Le SRAS est une nouvelle maladie. Les premières victimes canadiennes du SRAS ont été identifiées au mois de mars 2003 chez un groupe de personnes qui revenaient au Canada après un voyage à Hong Kong. Selon le Centers for Disease Control and Prevention (CDC), aucun cas connu de SRAS n'a été déclaré dans le monde depuis 2004.


Quels sont les symptômes du SRAS?

Les principaux symptômes du SRAS sont une fièvre de plus de 38 °C (100,4 °F) et des problèmes respiratoires. La maladie débute par une fièvre supérieure à 38 °C. La fièvre s'accompagne de frissons, de maux de tête, de raideur musculaire, d'une perte d'appétit, d'un malaise, d'une toux sèche et d'essoufflements ou de difficultés respiratoires.


Quelles sont les causes du SRAS?

Le SRAS est causé par un virus connu depuis peu que l'on appelle coronavirus associé au SRAS. Les coronavirus affectent habituellement les voies respiratoires supérieures et se manifestent alors par des symptômes modérés tels que le rhume simple.

Les scientistes croient que d'autres agents infectieux pourraient jouer un rôle dans certains cas de SRAS.


Après combien de temps le SRAS se manifeste-t-il?

La période d'incubation du SRAS varie de 2 à 7 jours. Cependant, selon certaines déclarations, la période d'incubation pourrait atteindre 10 jours.


Quel est le mode de transmission du SRAS?

Le SRAS se transmet d'une personne à une autre lors d'un étroit contact avec une personne infectée. Parmi les exemples de contact étroit, mentionnons l'administration de soins à une personne atteinte du SRAS, la cohabitation avec elle ou le contact direct avec des gouttelettes de salive projetées par la toux ou les éternuements d'une personne atteinte. Le virus peut également être transmis lorsqu'une personne touche à une surface contaminée par des liquides infectieux, puis porte la main à sa bouche, à son nez ou à ses yeux.


Quelles sont les professions à risque?

Les travailleurs qui prennent soin des personnes atteintes du SRAS sont ceux qui courent le plus grand risque de contracter la maladie. Ce sont les travailleurs de la santé en poste dans des endroits tels que les hôpitaux de soins actifs, les centres de réadaptation, les hôpitaux psychiatriques, les centres de soins de longue durée et les services des urgences ou encore des personnes qui travaillent en contact étroit avec leurs clients ou patients. Les personnes qui vivent avec des personnes atteintes du SRAS sont également exposées à ce risque.


Quelles sont les recommendations visant à empêcher la transmission du SRAS?

Santé Canada, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et l'Organisation mondiale de la santé ont élaboré, à l'intention des travailleurs à risque, des lignes directrices visant à prévenir l'infection. Les recommandations formulées sont les suivantes :

Lavage des mains

Le lavage des mains constitue la mesure d'hygiène la plus importante pour empêcher la propagation de l'infection. Il faut se laver les mains avant et après un contact avec un patient. Il faut aussi se laver les mains après avoir été en contact avec des liquides organiques ou avec des articles l'on sait contaminés par des sécrétions respiratoires. Du savon ordinaire peut être utilisé pour le lavage courant des mains.

Gants

Le port de gants devrait constituer une mesure supplémentaire et non remplacer le lavage des mains. Il convient de porter des gants avant le contact avec un patient, puis de les enlever et de se laver les mains avant de sortir de la chambre du patient.

Blouse

Tous les travailleurs de la santé qui prévoient avoir un contact direct avec un patient devraient porter une blouse à manches longues.

Masque, appareil de protection oculaire et écran facial

Santé Canada et les CDC des É.-U. recommandent à tous les travailleurs de la santé de porter un appareil de protection respiratoire de type N95 durant tout contact avec un patient. Les filtres N95 appartiennent à un groupe d'appareils à épuration d'air à filtres à particules certifiés par le National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH), et ces certifications sont reconnues au Canada.

Les appareils de protection respiratoire à filtres à particules sont les mêmes appareils qu'on appelait auparavant masques ou respirateurs contre les poussières, les fumées ou les brouillards. Les filtres de type N servent à retenir les particules solides et les particules à base d'eau en suspension dans l'air. Les appellations « 95 » ou « N95 » signifient que le filtre peut capturer ou retenir 95 % des particules d'un diamètre de 0,3 µm (micromètre). Cependant, pour être efficaces, les masques de ces appareils doivent être bien ajustés au visage afin qu'aucune infiltration d'air par le pourtour de l'appareil ne se produise.

Les masques chirurgicaux peuvent offrir une certaine protection. Cependant la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a recommandé que la mise en garde suivante figure sur l'étiquette des masques chirurgicaux :

« Les masques chirurgicaux, portés de façon adéquate, peuvent réduire, chez les personnes qui les portent, l'exposition possible au sang et aux liquides organiques, mais n'éliminent pas le risque de contracter une maladie ou une infection quelle qu'elle soit. »

Pour de plus amples renseignements sur les masques chirurgicaux, consulter le site Web Food and Drug Administration (FDA) des Étas-Unis.

On recommande aussi aux travailleurs de la santé de porter un appareil de protection oculaire ou un écran facial (muni de lunettes de sécurité ou de lunettes étanches) lorsqu'il existe un risque d'éclaboussures de sang ou d'autres liquides organiques.

Pour de plus amples renseignements concernant la prévention de l'infection, consulter le site Web de Santé Canada.

Pour avoir accès à des ressources internationales sur le SRAS, consulter le site Web Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis.

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Dernière mise à jour du document le 28 août 2013

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